Coopération culturelle, scientifique et technique

L’action de la France se traduit par une coopération étroite, notamment dans les domaines économique, scientifique et culturel.

Coopération en matière culturelle, universitaire et linguistique

La mission archéologique française pour la Libye antique (MAF)

Elle aide à la préservation du patrimoine libyen, notamment à travers la formation des professionnels du secteur.

En 2017, onze restaurateurs, archéologues et directeurs de musées ont bénéficié de stages de formation en France accueillis au musée du Louvre, à l’institut national du patrimoine (INP), à l’institut de recherches archéologiques préventives (INRAP) et au musée département Arles antique.

En juin 2018, cinq archivistes venus de toute la Libye ont suivi un séminaire sur la préservation du patrimoine documentaire en péril organisé par le comité français du bouclier bleu. La mission archéologique française a apporté son concours scientifique à la cartographie 3D du site de Leptis Magna réalisé par la société ICONEM. Cette reconstitution est présentée à l’institut du monde arabe (IMA) à l’occasion de l’exposition Cités millénaires : Voyage virtuel de Palmyre à Mossoul, du 10 octobre 2018 au 10 février 2019.

La France poursuivra son engagement en faveur de la préservation du patrimoine, dont les cinq principaux sites ont été classés en juillet 2016 par l’UNESCO sur la liste du patrimoine mondial en péril.

L’institut français de Libye (IFL)

Créé en 1953, il constitue un lieu traditionnel de cette relation d’échanges. L’IFL a organisé avec l’appui de l’institut français de Tunisie (IFT) des évènements culturels, notamment le festival Min Ajl Libya (Pour la Libye) les 11 et 12 mars 2017, un grand concert de Malouf, Saha Ftourek Ya Libya, le 17 juin 2017, une soirée de projections-débats à l’occasion de la journée internationale des droits de l’homme en partenariat avec la délégation de l’Union européenne, l’institut du Caire pour l’étude des droits de l’homme (CIHRS) et le réseau Euromed France (REF) DATE.

En 2018, en partenariat avec le Goethe Institut, deux sessions de formation suivies d’une exposition, sur le thème de l’architecture en Libye d’hier et d’aujourd’hui : une réflexion photographique, ont pris place à Tunis.

L’institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC)

Il développe des collaborations scientifiques avec la Libye. En juillet 2018, il a organisé dans les locaux de la Bibliothèque nationale de Tunisie (BNT) un colloque international intitulé La Libye d’aujourd’hui : société, politique et espace. Cet évènement scientifique, auquel participaient vingt intervenants venus de sept pays et assistaient des délégations des universités de Benghazi, Misrata, Tripoli et Zawia et de l’académie des hautes études de Tripoli, a été retransmis en direct sur les réseaux sociaux en arabe, français et anglais.

Coopération en matière de gouvernance

La France a renforcé ses moyens d’action pour accompagner la mise en œuvre de l’Accord politique libyen (APL) du 17 décembre 2015 à Skhirat.

Depuis 2016, plus de trois millions d’euros ont été consacrés chaque année à des projets en matière d’appui à la gouvernance, de renforcement des capacités, et d’accès aux services publics de base.

En matière de gouvernance locale, la France a apporté deux millions de dollars de contributions au Fonds de stabilisation pour la Libye (SFL) du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Ce projet œuvre en faveur de la reconstruction d’infrastructures essentielles au sein des municipalités bénéficiaires. La France a engagé des actions de formation des cadres territoriaux avec l’appui de l’Ecole nationale d’administration (ENA) et du Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT). Elle soutient à l’échelon local des démarches engagées pour favoriser la structuration de la société civile, notamment à Zintan, Ghadamis, Nalut, Alshagria, et Alwani.

En 2018, les trois grandes priorités de l’aide française sont :

  • le soutien au processus électoral et à la réconciliation, la France a de nouveau contribué au programme électoral du PNUD (PEPOL) portant ainsi sa contribution totale à la préparation des échéances électorales à un million de dollars (200 000 € en 2017 et 650 000 € en 2018). Ces moyens sont destinés à soutenir les travaux de la haute commission nationale électorale (HNEC).
  • le déminage : Misrata (432 000 €, crédits débloqués fin 2017), campus universitaire de Garyounes de Benghazi (800 000 €) et Tawergha (500 000 €).
  • le rétablissement des services de base aux populations, notamment en matière d’accès aux soins : Benghazi (300 000 €), Derna (OMS, 100 000 €) et Misrata (200 000 €).

Ces initiatives couvrent l’ensemble du territoire libyen.

Dernière mise à jour le : 12 décembre 2018
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