Déclaration conjointe de la France, de l’Egypte, des Emirats Arabes Unis, des Etats-Unis, de l’Italie et du Royaume-Uni

Les gouvernements de la France, de l’Égypte, des Émirats arabes unis, des États-Unis, de l’Italie et du Royaume-Uni réitèrent leur vive préoccupation face aux hostilités en cours à Tripoli, appellent à une désescalade immédiate et à la cessation des combats actuels, et demandent instamment le retour rapide au processus politique sous les auspices des Nations unies.

Il ne saurait y avoir de solution militaire en Libye. La violence qui y perdure a déjà coûté la vie à près de 1100 personnes, a déplacé plus de 100 000 personnes et contribue à accroître l’urgence humanitaire. Les affrontements en cours menacent la stabilité du secteur de l’énergie en Libye et aggravent les drames humains liés aux migrations en Méditerranée.

Nous sommes profondément préoccupés par les tentatives menées actuellement par les groupes terroristes pour exploiter le vide sécuritaire dans le pays, nous appelons toutes les parties au conflit à Tripoli à se désolidariser des terroristes et individus figurant sur la liste du Comité des sanctions des Nations unies et nous réaffirmons notre détermination à voir les responsables de toute instabilité future rendre des comptes.

Nous soutenons pleinement les efforts de Ghassan Salamé, représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, qui s’emploie à stabiliser la situation à Tripoli, à rétablir la confiance pour mettre fin aux hostilités, à étendre son action à toute la Libye, à promouvoir un dialogue ouvert à tous et à mettre en place les conditions favorables à la reprise du processus politique conduit par les Nations unies. Nous devons donner une nouvelle impulsion à la médiation des Nations unies, qui a pour objectif de promouvoir la mise en place d’un gouvernement de transition représentant tous les Libyens, à préparer le terrain pour des élections législatives et présidentielles crédibles, à permettre une répartition équitable des ressources et à faire progresser la réunification de la Banque centrale de Libye et d’autres institutions souveraines libyennes.

Nous appelons également tous les États membres des Nations unies à s’acquitter pleinement de leurs obligations de contribuer à la paix et à la stabilité de la Libye, d’empêcher les livraisons d’armes, sources de déstabilisation, et de protéger les ressources pétrolières de la Libye, conformément aux résolutions 2259 (2015), 2278 (2016), 2362 (2017) et 2473 (2019) du Conseil de sécurité. Enfin, nous rappelons à toutes les parties et institutions libyennes qu’il leur incombe de protéger les populations et infrastructures civiles et de faciliter l’accès aux approvisionnements humanitaires.

Dernière mise à jour le : 25 juillet 2019
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